Dans l’ombre de mon appart mon temps s’épuise qu’à mâchouiller mes idées, me questionner, me rassurer. Dans l’analyse de mes conclusions, je ne trouve pas le repos éveillé, mais je dors enfin. Je dors sans fin et ce matin, dépouillé de toute crainte à mon sujet, je me suis vêtit du plus confortable des habits pour sortir d’ici, me retrouver là dans le restaurant qui n’a été pour moi qu’habitude, solitude et certitude. Dans l’arôme de café, la musique des Beatles je compose à nouveau des textes sensés, sensé être lu, sensé être écrit. Dans la caféine qui monte en moi je me demande plus pourquoi, pourquoi c’est arrivé ainsi, pourquoi j’en suis arrivé là. J’ai pris le choix de grandir pour moi. J’ai pris le choix de devenir meilleur, devenir plus calme dans ce qui avant m’angoissait. Et le temps ne promet rien, tout à une fin, tout à un début, lequel vient avant lequel? Je m’en fou un peu. De pensée libre je fais le bilan de ce que j’ai fait avant, avant aujourd’hui, avant ces mots que j’écris. Ma faute est mince sinon que de m’être caché derrière moi-même, elle est mince, car j’ai décidé de sortir de cette planque où je me cachais sans fin. Je suis maintenant calme et triste. Triste d’une situation, mais heureux d’être meilleur aujourd’hui. Si je n’avais qu’un truc à confesser, qu’un truc à me faire pardonner, ça serait celui d’avoir eu peur. Pour le reste, je reste ce que j’ai toujours été, un être de solitude, des valeurs et des certitudes. Et la vie continue devant tant d’inconnu, devant tant de surprise, devant du bon et du triste à venir. Je ne me cacherai plus derrière ce que je suis, je ne parlerai pas de ce que j’ai pu vivre. Je reste objectif devant la vie, j’apprends, je crois et j’ai compris. Un retour aux sources, de ce que je suis vraiment, sans angoisse à tout moment, un retour aux souches parce que mes racines m’alimentent de tout ce que j’ai besoin et je leur retourne aussi en bien. Mes mots sur mes maux existeront toujours, cette peine de déception et ces peines d’amour. Aujourd’hui, je t’aime encore, j’aimerai toujours, je n’ai plus l’intention de me fermer à ce que la vie a à m’offrir. Je ne tiendrai qu’à une chose, ce que je suis de plus beau, de plus grand, authentique et franc. De ces valeurs qui ne résulte en fait, que de mon éducation, de mes expérimentations, l’amoureux d’une femme, car j’y crois simplement. De solitude en certitude, je continuerai à comprendre ce que je suis, parce que je suis bien dans ce que je vis. De passion sans précautions je mordrai dans la vie, le jour comme la nuit, sans ennui. Je retrouve doucement la paix, la confiance que je suis quelqu’un de bien. Je rêve de futur, je rêve de toi, je rêve d’aspiration à laquelle je crois. Demain ne m’effraie pas car « Don’t you know it’s gonna be… all right! » -The Beatles.
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